Compagnie 22-33
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Compagnie Z du génie 22/33 (deviendra 32/2, puis 34/1 du 2iem groupe Z le 16 juin 1917)

 

La compagnie est constituée le 21 décembre 1915

Capitaine commandant la Cie : monsieur François ; sous lieutenant : monsieur Soullier.

1916

Opération de La Neuville - Le Godat, 14 février 1916

Le 22 janvier, la Cie débarque à Jonchery dans la Marne. Les Cies Z n'ont encore jamais mené à terme aucune opération chimique. Il s'agit de la première opération de la Cie 22/33. Etant donné les conditions dans lesquelles la première opération avortée de la Cie 22/32 eu lieu, l'opération projetée fut méticuleusement préparée.

Dès le 23, la capitaine parcourt le secteur avec un officier de l'état major. La Cie est rattachée à la 1er D.I. et au 1er C.A.. Les reconnaissances se poursuivent jusqu'au 27 janvier. Le 28, la Cie reçoit l'ordre du général commandant la 1er D.I.. d'opérer dans le secteur. Le 29, les bouteilles sont stockées "à la champignonnière". Le 31, commence le piquetage des postes d'émission et des abris d'attente de section, puis le 2 février, les travaux de terrassement. L'opération est menée sans pause, et le 3 février les bouteilles rejoignent les abris d'attente, pour êtres portées aux postes d'émission le 7. Enfin, le 11, les tubes d'éjection sont mis en place ; tout est prêt et une répétition générale de l'opération à lieu dans la nuit du 11 au 12 février. 

Le 13 février, les conditions sont favorables ; l'émission est prévue à 3h00 du matin. La Cie monte aux tranchées, monte les tubes sur les bouteilles. Tous les hommes sont équipés de masques TN, et de quelques Draeger. L'opération est reportée une première fois à 3h30, puis à 4h30. Elle débute à 4h30, pour une durée d'1h20.

4h30 : ouverture de 4 bouteilles ; 4h40 :idem ; 4h50 interruption de 10 min ; 5h00 ouverture 3 bouteilles ; 5h10 idem ; 5h20 : interruption 10 min ; 5h30 ouverture 2 bouteilles ; 5h40 idem ; 5h50 : fermeture de toutes les bouteilles. Soit 18 bouteilles par poste, 720 kg.

L'opération fut étalée sur 80  minutes, alors que les vagues se sont succédées sur une longueur totale de 60 minutes.

Les 25 postes de gauche n'ont pu participer, les vents n'étant pas favorable dans ce secteur. L'opération à donc eu lieu sur un front de 2200m à 2500m. Les rapports disponibles pour cette opération sont tous discordant et il reste difficile de connaître la quantité de chlore utilisée. Certains rapports font état de 1400 bouteilles pour environ 30 tonnes de chlore ; information relayée par olivier Lepick, dans son ouvrage "La grande Guerre chimique". Ces données laissent supposer que des bouteilles d'un chargement de l'ordre d'une vingtaine de kg aient été utilisée, bouteilles inexistantes. Notons qu'à cette période du conflit, seule les bouteilles du type lourd existaient ; par ailleurs, le JMO de la 1er D.I.. confirme le poids des bouteilles pleines "qui avoisine les 70 kg", et notifie que 130 tonnes ont été portés en première ligne . Selon les JMO disponibles et nos propres recherches, 150 postes ont été construits pour cette opération (un tous les 20 mètres de front environ, ce qui correspond aux recommandations des unités Z à cette époque et pour ce type d'opération), soit 2700 bouteille mettant en oeuvre 108 tonnes de chlore, pour 36 tonnes/km. Une fois retranché les 25 postes à l'extrémité du front n'ayant pas fonctionné, reste 90 tonnes de chlore utilisées pour cette opération, sur 2200m de front. 

Au regard du tonnage utilisé et des conditions météorologiques, tout homme surpris dans la vague sans protection devait être mis hors de combat immédiatement.

Aucune opération d'infanterie ni aucun coup de main ne suivirent cette opération. 24 hommes de la Cie sont intoxiqués durant l'opération ; l'origine de ces accidents sont des fuites au niveau des tubulures, entraînant l'écoulement de gaz liquide dans l'abri et même des brûlures par le chlore sous forme liquide.

Opération de La Neuville - Le Godat, 13 juin 1916

Une nouvelle émission sera souhaitée par le général commandant la 1er D.I. le jour même de la première. Mais le 17 février, en raison du mauvais temps et de la relève de la division, l'opération sera reportée, puis ajournée le 14 mars. La Cie est alors employée à des travaux d'organisation des lignes. Mais le 17 avril, elle reçoit l'ordre de la 125e brigade de reprendre l'opération. Les postes sont remis en état et garnis de bouteilles en 6 jours. Le 8 mai, le capitaine est convoquée ; le général commandant la division lui demande si l'opération, en attente de conditions météorologiques favorables, peut-être déclenchée dans la nuit. A 19h00, l'opération est décidée et la Cie entièrement prête à 23h00. Mais le vent tombe complètement et l'émission est annulée. Les prévisions restent défavorables jusqu'au 25 mai ; nouvelle alerte, nouvelle montée en ligne et annulation à nouveau. Même situation les 1er juin, 4, 5, 6 et 7. Le 10 juin, de nouvelles instructions arrivent : l'opération pourra être déclenchée de jour comme de nuit, dès que les conditions le permettront. Ainsi, le 13 juin, l'opération est déclenchée à 9h00. 900 bouteilles sont en ligne et 870 pourront être vidées, sous un vent d'une vitesse à 3,5m/s, qui reste constant. L'ennemi réagit à 9h02 par des cris d'un côté du front d'émission. Une fusillade éclate de 9h05 à 9h10. Elle est suivit d'un tir d'artillerie peu intense (environ 40 coups de 10,5 ou 15 et environ 100 de 7,7). Le poste n°15 reçoit un coup au but, mais les sapeurs, simplement recouverts de terre, se dégagent et poursuivent l'émission, avant de fermer les bouteilles dont la tubulure fuit. Le poste 27 reçoit un obus de 77 sans en souffrir. 

 

Opération de Somme-Suippes, 6 octobre 1916 : 

La Cie arrive à Suippes le 19 juin 1916. Le 20 juin commence le piquetage en ligne ; le secteur est divisé en deux parties. Secteur est : du boyau Jousset dans la tranchée Wombey au saillant ouest du bois du coucou. Secteur ouest : du boyau Chabannais à la tranchée Fleurus, limite gauche du 21e C.A.. L'ensemble représente environ 4 km de front avec une zone inerte de 1 km environ au nord du trou Bicot. 3200 bouteilles sont prévues pour l'opération, soit 128 tonnes de chlore avec une concentration de l'ordre de 42 tonnes par km de front. Le portage des bouteilles aux abris commence le 4 juillet. La préparation est terminée le 14 juillet. Malheureusement, les conditions météorologiques favorables vont se faire attendre durant près de 3 mois. L'émission a lieu le 6 octobre 1916 dans des conditions parfaites, de 22h00 à 23h00.

Les détachements de reconnaissances de la 60e D.I. qui devaient pénétrer dans les lignes après l'attaque ne peuvent remplir leur mission. La clarté de la lune empêche d'opérer les équipes spéciales qui doivent placer en temps voulu les ancres des charges Walter destinées à produire les brèches dans les réseaux.  La réaction de l'ennemi est vive pendant et après l'émission.

Une deuxième opération avait déjà été projetée dans le secteur de la 60e D.I.Lle 15 juillet 1916. Cette opération sera l'occasion pour la Cie de se familiariser avec le matériel léger et d'opérer avec du phosgène.

Opération de Tahure, 31 décembre 1916 : 

Le 12 novembre la Cie arrive dans le secteur de Tahure. Le 21 novembre, commence le piquetage ; des niches d'émissions sont prévus pour le matériel léger et dix abris  d'émission pour les bouteilles demi-lourd chargées de phosgène. La proposition de plan d'opération est remise par le capitaine François au général commandant la 60e D.I. le 31 novembre. La Cie est prête à opérer le 8 décembre. L'émission a lieu le 31, entre la Dormoise et le ravin de Constantinople.

La première phase de l'opération se déroule avec le matériel léger. La première vague de 7 min commence à 3h00, avec 300 bouteilles (4,5 tonnes) de chlore. La vague est transparente, en concentration maximale pour surprendre l'ennemi et lui infliger le maximum de pertes. La deuxième vague, lâchée à 3h30, est opaque et dure 15 min ; elle oblige l'adversaire à conserver son masque (4,5 tonnes également). 

La deuxième phase de l'opération commence à 3h40, alors que la vague précédente est encore libérée pendant 5 minutes ; les deux vagues vont se cumuler pour obtenir des concentration plus importantes. Les postes à phosgène entre en action de 3h40 à 3h50. A 3h45, la vague opaque est arrêtée, de façon à laisser penser à la fin de l'émission. Si l'ennemi enlève son masque à ce moment (il le porte depuis 45 minutes et devrait, dans tous les cas, en profiter pour changer sa cartouche), il est en plein dans la vague de phosgène, beaucoup plus toxique et absolument transparente. Seulement 60 bouteilles de phosgène entrent en action, soit 1,6 tonnes.

L'ennemi réagit faiblement et seulement à partir de 3h08 ; tir de mitrailleuses et fusillade. Les tirs d'artillerie ne commencent qu'à 3h22 et cessent vers 5h00. Trois sapeurs sont légèrement intoxiqués, un blessé par éclats d'obus. 

Le 202e R.I. envoie une patrouille, qui reste bloquée dans le réseau de chevaux de frise, accueilli par des grenades et le tir de mitrailleuses, elle est contrainte de rentrer dans les lignes françaises sans avoir pu obtenir de renseignements sur l'émission.

Le capitaine François passe le commandement de la Cie au capitaine Juge, qui a dirigé l'opération.

 

1917

Opération au bois brûlé, forêt d'Apremont, 1er avril 1917 :

La Cie arrive à Grimaucourt le 28 janvier 1917. Le 17 février, elle part stationner au camp Saunier, 6km au sud de St Mihiel, à proximité de la route de Wecrin à Apremont. Le capitaine envoie sa proposition au chef de Bataillon le 21 février. L'opération projetée se fera à l'aide de matériel léger et de bouteilles de phosgène de type 1/2 lourd. Le front d'émission fait 600m. Le matériel est réceptionné en gare de Sorcy le 25, et emballé dans des sacs à terre et empaillé pour être transporté en toute discrétion. La Cie est prête à opérer le 8 mars. Les conditions méteo sont favorables le 31 mars et la vague est lâchée à 0h00 le 1er avril dans d'excellentes conditions, sur un front de 600 m. La première vague libère 14 tonnes d'un mélange chlore et opacite à l'aide de 950 bouteilles. La seconde, débutée à 1h30, libère 2,5 tonnes de chlore et phosgène sur un front plus restreint. La densité de la première vague est de l'ordre de 25t/km.

Opération du fort de Troyon, bois des chevaliers, bois Bouchot, 22 juin et 11 juillet 1917 : 

La Cie arrive au bois des Chénots le 20 avril. Le parc de la Cie est à Troyon. Deux secteurs sont définis pour une opération qui sera pratiquée avec du matériel léger. Le premier est celui du bois des chevaliers, le second est le bois Bouchot. 800 bouteilles sont amenées aux abris d'attente dans chaque secteur ; la Cie est prête à opérer le 30 avril. Une première alerte a lieu le 28 mai, mais le vent tombe et l'opération est annulée. Le 21 juin, les conditions sont de nouveau favorables, la Cie est alertée à 21h00 dans le bois des chevaliers. La première vague est lâchée le 22 juin à 0h30,  la deuxième à 2h00, dans des conditions parfaites. Le vent, orienté sud sud-ouest est de 2,5 à 3m/s. A 1h55, un fantassin allemand se rend dans les lignes françaises et est accueillit par les sapeurs. Un sapeur est tué en recevant un obus de plein fouet ; deux sont blessés par éclats de torpille ; sept sont légèrement intoxiqués. 12 tonnes de gaz sont libérés.

La Cie devient 34/1, 2iem groupe Z. Le capitaine Juge passe le commandement à Mr Coutton, il devient commandant du 34e bataillon. La Cie reçoit comme officier en second Mr Boudes, lieutenant venu de la 32/1. La Cie reçoit 110 hommes pour la formation du parc du 34e Bataillon. Les hommes venus de la 32/1 prennent les emplacements de la 32/3 qui quitte le secteur (secteur de Sampie), le lieutenant Bellenger prend le commandement du détachement.

Après plusieurs alertes, l'émission dans les deux autres secteurs à lieu dans la nuit du 10 au 11 juillet. 

Secteur du bois Bouchot, en avant de Vaux-les-Palameix, front de 400 m  : Première vague à 1h30 de 8 minutes d'un mélange chlore-phosgène, deuxième vague à 2h30 de 5 minutes d'un mélange chlore-opacite, sous un vent de 2 à 3 m/s. 12 tonnes lâchées, 30 tonnes/km de front. 

Secteur de Sampie, dans le bois de Saint-Remy au sud de la route de Mouilly à Saint-Remy, sur un front de 350 m : une seule vague à 2h30 d'un mélange chlore-phosgène-opacite, 12 tonnes, 34 tonnes/km.

Durant ces deux opérations, 26 sapeurs légèrement intoxiqués.

Le temps est très sec et le vent à vitesse parfaite. La concentration obtenue à l'aide du matériel de type léger est maximale ; ces opérations nécessitant la mise en place de près de deux bouteilles par mètre de front. Tout est calculé pour obtenir la surprise complète de l'adversaire. Les concentrations de toxiques sont déterminées de façon à obtenir une concentration létale en quelques dizaines de secondes chez un adversaire non protégé ; les lignes étant distantes parfois que de quelques dizaines de mètres dans les secteurs choisis et la quantité de toxiques étant libérée en quelques minutes.

Opération de Seicheprey, bois de Mort Mare, 14 septembre 1917

Le 21 juillet, la Cie débarque à Toul et se rend dans le bois de la Hazelle, à 5km au nord d'Anssauville. Le 22 juillet, les officiers procèdent au repérage du secteur du bois de Mort Mare ou doit se faire l'opération. Le 26, piquetage des abris et début des travaux le lendemain. Ils comprennent la construction des postes d'émission, et d'attente, du PC, de l'amélioration de la tranchée de première ligne et de la préparation de la banquette de tir dans la partie gauche du secteur ou doit se faire une émission à l'aide de matériel léger. Du retard est pris en raison de la, présence de roc dans certains secteurs et d'eau dans d'autres. Le transport des bouteilles commence le 13 août ; la Cie est prête le 18. 

Le 13 septembre, l'alerte est donnée à 21h00. L'opération se déroule parfaitement bien, le vent est sud sud-ouest, 3 à 4 m/s, temps très beau et sec. La première vague est émise à 2h30, puis la seconde à 3h40. la réaction de l'ennemi est à peu près nulle : quelques coups de canon seulement. On compte deux intoxiqués : un moyen et un léger. 

Le front s'étend devant le quartier CI, entre la voie ferrée et la corne nord est du bois Jury, dans la direction générale d'Euvezin, pendant 2h30.

L'opération a été réalisée avec 40 tonnes de gaz, 657 bouteilles lourdes, 353 demi-lourde, 309 légère. Près d'un quart du contenant des bouteilles était chargé de phosgène.

Opération de Fey en Haye, 6 janvier 1918 : 

Le 9 octobre, la Cie arrive au bois Pouillot et au ravin des 4 Vaux. Une opération a déjà été menée par la 22/32 le 3 octobre sur le même front. Le 12, le piquetage et effectué et les travaux débutent le lendemain pour la construction d'abris à 7 cadres. Le front est légèrement agrandi et couvre 1200m.

Le 5 novembre, la Cie part prêter main forte à la Cie 22/32 pour l'opération de Reillon-Saint Martin. Elle revient le 10 décembre.

Le 14 décembre, le portage des bouteilles débute. Tout est prêt le 31 décembre 1917.

L'opération à lieu le 6 janvier 1918, de 9h30 à 10h45. La réaction de l'ennemi est faible. Quelques intoxiqués dans la Cie.

Opération du Bois le Prêtre, 4 mars 1918 : 

Le 22 janvier 1918, la Cie quitte le ravin des quatre Vaux pour se rendre au camp de Martin-Fontaine, 10 km au SW de Pont à Mousson. Le 25 janvier, les travaux se poursuivent de jour comme de nuit en vue d'effectuer une émission par projecteur. dès le 9 février commence le transport du matériel : bombes, plaques, gaines, fusées, percuteurs, pendant 4 jours. Puis le 12 et 13 février, le transport des tubes. 2 jours supplémentaires pour installer les batteries. Le 16 février, après que les lignes téléphoniques aient été posées, la Cie est prête à opérer, après 22 jours de travaux. Le 4 mars, la situation est favorable à 18h00, vent secteur S à SW, 4 à 5 m/s. L'opération à lieu à 3h30, dans des conditions parfaites ; vent de 1m/s, temps beau et sec. La réaction de l'ennemi est nulle.

Le 6 mars, commence l'évacuation du matériel, jusqu'au 9 mars. 

Le 13 mars, la Cie quitte le cantonnement et arrive à Sorcy et cantonne à Saint-Martin-Sorcy. Le 14, elle gagne son nouveau cantonnement, 1,5km au NE de Saint-Julien. Elle se répartie entre le bois des Blusses, le camp Rabier et le fort de Liouville, en dessous de la forêt d'Apremont, en Meuse. Le 16 mars, le secteur est reconnu par le capitaine et les chefs de section. Le transport du matériel en ligne début le 18 mars. débute la construction de deux abris à exploseurs. Le 20 mars débute la construction d'abris de secteur et d'un PC. Le 23 mars, le montage des circuits électriques commence, l'aménagement des bombes dans les abris est terminé. Le 6 avril, les travaux sont suspendus par ordre de la division et la Cie quitte le secteur. C'est la fin des opérations Z.

Le restant de la campagne, la Cie sera occupé à des travaux classiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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