Compagnie 31-2
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Compagnie Z du génie 31/2 (ex 22/36)

 

Au 6 mars 1916, la Cie est commandée par le capitaine Savarin.

Opération de la ferme de Quennevières (2km au sud de Moulin sous Touvent), Boyau du peintre (près de Compiègne), 13 avril 1916 (avec la Cie 31/1) : 

La Cie embraque avec la 22/35 à la gare de Versailles Matelots le 6 mars 1916, en direction de la gare de Rethondes. Le 7 mars, elle cantonne dans les carrières de Tracy le Mont (Oise). Le 8 mars, reconnaissance détaillée du secteur par le capitaine. Le poste météorologique est placé à l'est de Saint Crépin aux Bois, sur le plateau. Le front est réparti ainsi : première section et deuxième section : du boyau des Bouleaux à gauche au nord, jusqu'au milieu de l'intervalle boyau de la Boivre-boyau de Vouillé, à droite au sud. La troisième section : de la gauche, depuis le boyau des Bouleaux jusqu'au boyau Bret. Le 10 mars, détermination des petits postes à évacuer (en avant des lignes), détermination des positions exactes des postes d'émission, recherche d'emplacement pour les abris d'attente, reconnaissance des abris existant pouvant servir comme poste d'émission, relevé des boyaux et tranchées, relevé des itinéraires à suivre. Les travaux en ligne commencent le 11. Le 21 mars, ces travaux s'achèvent. Le 19 mars un sergent du 319e R.I. présent en première ligne est enlevé par une patrouille allemande ; le secret de l'opération semble compromis. Le 24 mars, le transport des bouteilles débute : 180 sont portées de la porte de Soissoins au bois des Bouleaux, par wagonnets poussés à bras. 180 le 25. Le 27, 75 répartis dans 45 postes, à raison de 15 par poste. Ce jour, le commandant du 35e CA ordonne d'interrompre les préparatifs et de rapatrier l'ensemble du matériel vers les dépôts de l'arrière. Ce sera fait le 30 mars. Le 31, la capitaine reconnaît un nouveau bivouac souterrain à Breuil, que la Cie occupe le lendemain. 

Les officiers reconnaissent le secteur de Maucourt-Lihons, puis de Foucaucourt-Fontaine les Cappy.

Le 5 avril, la Cie regagne ses cantonnements aux carrières de Tracy le Mont, le parc de voitures est réinstallé au chateau d'Offémont. Dans la nuit du 5 au 6; 225 bouteilles sont transportées en ligne dans le secteur précédent. Le transport se poursuit les 6 et 7. Le 8 avril, à 21h00, la Cie est prête pour l'émission. Le front d'émission occupé par les deux Cies, couvre environ 2600 mètres. La densité est ainsi calculée : une bouteille par mètre de front, pour 30 minutes d'opération, soit 1,25 tonnes/minutes/km. Un abri d'émission tous les 15m. 

L'émission est effectuée le 13 avril 1916  à 2h30, d'une durée voisine de 30 minutes. Le front couvre 2600m sur lequel 103 tonnes de chlore sont lâchées, soit 40 t/km. La Cie a en charge les postes 100 à 150. La réaction de l'ennemi est nulle les dix premières minute. Puis un feu d'infanterie soutenu est exécuté, qui ne cessera pas et sera bientôt accompagné d'un important tir d'artillerie dès la fin de l'opération. Les patrouilles d'infanterie ne peuvent sortir de leurs tranchées. A 3h20, un retour de vent provoque un envahissement des tranchées local et l'intoxication de sapeurs :  23 sont intoxiqués à la Cie de façon légère à moyenne.

 

 

Opération du 12 juillet 1916, secteur Echelle Saint Aurin-Dancourt (avec la Cie 33/1) : 

Le 18 avril, la Cie est groupée à Franc Port. Le 21 avril, la Cie embarque en gare de Rethondes direction Montdidier. Le 22, cantonnement à Marquivillers et Laboissière. Reconnaissance du capitaine et des officiers du secteur compris entre Echelle Saint Aurin et Dancourt (exclus)(du boyau Gambetta inclus au bois des Fougasses). Le service météo est mis en relation avec Le Bourget. Le 23, fabrication des pancartes indiquant le numéro des postes. Les travaux des abris commencent le 28 avril. Le 8 mai, alors que la construction des abris type nouveau bat son plein, le secteur tenu par la Xe armée est abandonné, soit 50 abris, la totalité de ceux d'une section. Le 10 mai, il est donc décidé d'intercaler 45 nouveaux postes entre ceux existant déjà dans les deux autres sections. Cela constituera un total de 145 postes d'émission, chacun à douze bouteilles. 

En exécution de la note du chef de bataillon, il est décidé le 3 juin la construction de 9 grands abris d'émission à titre d'essais (bouteilles avec des nourrices à 6 branches, 18 bouteilles par poste). Le 22 juin, le matériel chimique arrive en gare de Faverolles ; il est transporté à Armaucourt en camion automobile, puis le premier tiers des bouteilles est porté en ligne. Le dernier tiers est porté le 24. Le 26 juin, derniers préparatifs en vue de l'émission, qui est fixée à 21h00, puis 21h30. A 21h21, contre-ordre est donné, mais quelques postes ne le reçoivent pas à temps, et quelques bouteilles sont ouvertes. Dans l'abri 96, le sapeur chargé de la manoeuvre a vivement rabattu le tube dans la tranchée pour éviter d'attirer l'attention de l'ennemi ; 4 sapeurs situés à proximité sont intoxiqués. Le 28 juin, à 19h00, la Cie observe l'émission réalisée par la Cie 31/1. La Cie se tient prête à agir au premier signal. 

L'opération est réalisé le 12 juillet 1916 à 16h00, pendant 1h30, sous un vent de 3 à 4 m/s. 76 tonnes de chlore sont libérées. Les grands abris ne donnèrent pas satisfaction ; les nourrices à 6 branches étant trop fragiles. L'ennemi a réagit a 16h05 par des klaxons. Sa réaction a été faible durant toute l'opération. Les deux avions qui survolaient les lignes allemandes à très faible hauteur vers 17h00, ont été accueillis par une assez vive fusillade. 

 

Photographies de l'opération prise par un des deux avions survolant les lignes.

 

L'interrogatoire d'un prisonnier du 2e GGR (2e Division de la Garde) précise : "Nappe très opaque, d'une teinte gris-bleu. Pertes : 11 hommes sur 130 à la compagnie. Intoxication immédiate. Les effets se faisaient sentir jusqu'à une distance de 6 à 7 km".

Un autre prisonnier, du 4e GGR (2e Division de la Garde) : "Un homme de la Compagnie périt par sa faute ; ayant des palpitations au bout d'une heure, il détendit son masque et tomba mort. J'appris que les effets de la vague s'était fait sentir jusqu'à 8 km et qu'il y eut à l'air libre plus d'intoxiqués que dans la tranchée." 

 

 

Opération du 14 août 1916, secteur d'Echelle Saint Aurin, avec la Cie 33/1 :

Le 22 juillet, préparation d'une nouvelle opération, dans le secteur du 30e CA. Dès le lendemain, reprise des observations au poste météo, fixation des emplacements de 30 nouveaux postes d'émission à la droite du boyau Gambetta. La Cie 33/1 assurera une émission à droite du secteur. La Cie reçoit 465 masques TN et 465 masques M2 à deux viseurs. Réception de 1077 bouteilles rayées noires et 359 rayées rouges (57 tonnes). Le 26, ces bouteilles sont transportées au ravin d'Armaucourt, avec 100 autres provenant de la Cie 33/1. Le 31 juillet, la Cie est prête à opérer.

Le 14 août, l'émission a lieu de 20h30 à 22h10, sous un vent de 2,5 à 3m/s. Aucune alarme n'a été entendue chez l'ennemi. Premier coups de fusils à 20h36, puis vive fusillade à 20h55. A 21h00, un violent tir de barrage est déclenché. Sur le front de la 58e DI, les patrouilles envoyées à 22h30 arrivent jusqu'à la tranchée allemande où elles aperçoivent des groupes d'Allemands installés sur le parapet de la tranchée. Sur le front de la 62e DI, l'ennemi réagit par un violent tir d'artillerie sur le village de Dancourt, et par des tirs de mitrailleuses.

Plusieurs sapeurs sont intoxiqués en enlevant trop tôt leur masque dans une atmosphère encore chargée de gaz, en fin d'émission ; deux vont décéder, sept sont évacués sur une ambulance de la 58e DI. Un obus renversa la tubulure d'émission d'un poste dans la tranchée, causant l'envahissement de celle-ci par le gaz. Ce fait, en raison de l'obscurité, passa inaperçu. 

Le 29 août, la Cie reçoit l'ordre de se mettre à la disposition de la Xe armée, pour assurer la construction d'abris. 

Opération du 5 décembre 1916, secteur Fouquescourt - chemin le Quesnoy Parvillers, avec la Cie 31/3 :

Du 30 septembre au 4 octobre 1916, reconnaissance su secteur de Fouquescourt au chemin Le Quesnoy-Parvillers, en vue d'une émission (secteur du 30e CA). Le 5, nettoyage des abris d'émission. Le 7, on détermine les emplacements de 32 abris à créer, en remplacement d'un même nombre d'abris démolis ou disparus dans le secteur de la Cie. Une tranchée d'instruction est creusée pour étudier la création des niches à Collongite (destinées à recevoir les bouteilles de phosgène). Puis, le 9, commence la construction de caisses pour niches de Collongite. le 11, le secteur sud est passé en revue : emplacement des 55 postes de la section, emplacement du chef de section, de celui de l'adjudant, de ceux des observateurs de tranchées, du poste de secours. Reconnaissance des divers boyaux d'accès paratnt de Rouvroy, Bouchoy et Quesnoy ; reconnaissance des emplacements de lignes téléphoniques, prise des orientements dans la tranchée. Le 12, reconnaissance du secteur de la 2e section constitué de 55 postes également. Le 13, de celui de la 3e section. Le 14, la Cie met 255 sapeurs à la disposition de la 31/3, pour le déchargement de 5 wagonnets de bouteilles au lieu dit Lapinville, à l'ouest d'Erches. Le 18, la Cie réceptionne en gare de Mezières, 1980 bouteilles BO grand modèle (79,2 tonnes de gaz) et 990 BC moyen modèle (26,7 tonnes de gaz). La Cie procède au montage de nourrices à 6 branchements. Le 24 octobre commence le portage des bouteilles en premières lignes, avec l'aide d'auxiliaires fournis par la 132e DI ; il s'achève le 5 novembre. Le 7 octobre, vers 15h, une torpille ennemie déchire une bouteille de chlore-phosgène au poste 106, dans le secteur de la 2e section. Le gaz s'échappe et envahie la tranchée. Un fantassin surpris succombe immédiatement , et deux autres sont gravement atteints de congestion pulmonaire, quatre sont légèrement intoxiqués. 

Le 8 novembre, la tuyauterie est montée dans les postes à 12 bouteilles. Des dispositions sont prises pour une installation rapide des bouteilles chlore-phosgène et le montage de leur tuyauterie. Visite à la 132e DI et au Colonel commandant le 303e RI. Le 9 novembre : première alerte et montage des tuyauteries dans les postes à 6 bouteilles (chlore-phosgène). Visite de tous les PC : 108e et 264e Brigade. Le 12 novembre, les conditions météo sont annoncées comme défavorables pour plusieurs jours : les tubulures des bouteilles chlore-phosgène sont démontées. Le 27 novembre, suite à une période d'attente où les conditions restaient défavorables, la Cie est alertée et met en place les bouteilles de chlore-phosgène. Mais les conditions défavorables vont se maintenir encore une dizaine de jours.

L'émission a lieu le 5 décembre 1916. A 10h00, tout est en place et l'opération débute à 10h30. Cinq vagues sont successivement lancées.

10h30 : ouverture des 6 bouteilles de phosgène. la nappe est absolument transparente et atteint les tranchées ennemies sans qu'aucune réaction ne soit perceptible. La surprise est totale. Le vent est constant, à 4m/s. Première réaction ennemi après 8 minutes (6 à 10 minutes suivant les secteurs).

11h00 : ouverture d'une bouteille de chlore-opacite

11h01 : ouverture d'une bouteille de chlore-opacite

11h30 : ouverture de 4 bouteilles de chlore-opacite. Vent toujours constant, mais sa vitesse moyenne est réduite à 3,5m/s. Une pluie fine mêlée de neige tombe. 

12h30 : tir de l'artillerie et des mitrailleuses

12h50 : ouverture de 6 bouteille de chlore-opacite. La pluie a cessée, le vent est revenu à 4m/s.

L'émission prend fin à 13h45

Un sapeur est gravement intoxiqué. Il a été renversé par un projectile ennemi et son masque s'est déplacé. Un autre est tué par une torpille. Deux autres sont légèrement intoxiqués par nos gaz et un troisième par un obus lacrymogène. La 132e DI déplore 5 intoxiqués. Les JMO des 366e RI recenssent 5 intoxiqués dont 3 légers, ceux du 303e RI treize intoxications dont 12 légères. 

Le 17 décembre 1916, 40% de l'effectif de la Cie part en permission. Le 22, la Cie cantonne à Boussicourt village. Le 2 janvier, la Cie part en repos  sur la rive gauche de l'Aisne. 

Opération avortée de Moulin sous Touvent,

Le 18 janvier, reconnaissance en détails dans le secteur de Moulin sous Touvent. Un front d'environ 500m est affecté à la Cie dans la tranchée Leblond et dans les deux tranchées de soutien situées en arrière de la tranchée Cousin ; 67 abris doivent êtres construits dans ce secteur. La partie droite du secteur ayant une direction trop différente de la direction générale du front, il est décidé la construction d'une nouvelle tranchée sur 160 m de longueur, suivant un tracé plus cohérent. Le nombre d'abris est ramené à 61 ;ils sont entamés le 24 janvier 1917.

Le 27 février, le commandement de la Cie est cédé au lieutenant Bertrand qui devient capitaine du génie à titre temporaire. Le 4 mars, la construction des abris est terminée ; le lendemain, les sapeurs posent les tringles d'alignement des bouteilles et commencent la pose du parquetage des abris.

Par ordre secret, la Cie reçoit l'ordre le 14 mars, d'abandonner l'opération en préparation. Toutes les lignes téléphoniques sont démontées. Le 17 mars, la Cie part cantonner à Hautefontaine.  Puis, le 2 avril, elle part cantonner à Berry. La Cie reçoit l'ordre de récupérer dans le secteur Mouvron-Vingré, tout le matériel récupérable abandonné par les Allemands.

 

 

Opération du 31 mai 1917 et du 4 juin 1917 dans le secteur de Nieuport (36e CA) :

Le 15 avril, la Cie est désignée pour une mission particulière dans le secteur de la 29e DI ; elle embarque en gare de Lamotte le lendemain. Elle débarque le 17 avril en gare de Furnes en Belgique, et part cantonner à l'ouest de Dunkerque, au camps de Champerimont. Les 19 et 20 avril, reconnaissance du secteur : Mammelont vert-point G. Les 21 et 22 avril, la Cie exécute 132 abris pour bouteilles.

Opération "Feldpost" :

Le 23 avril, à 4h00, une alerte suivie d'émission de gaz est annoncée par Klaxon. Les sapeurs placent leur M2 et gagnent les parapets de la 1er ligne. Un feu violent d'artillerie s'abat sur la ligne. A 5h00, une reconnaissance allemande débouche sur Mammelon vert ; elle est reçue par le feu des sapeurs et de l'infanterie et arrêtée net. Des cadavres allemands restent sur le terrain. Puis le feux se calme. La Cie perd 5 blessés, 5 tués et 66 intoxiqués. Le 25 avril, 17 sapeurs ayant pris part aux combats du 23 avril, sont évacués vers l'arrière en raison de symptômes d'intoxication retardée. Puis, le lendemain 26 avril, 5 autres sapeurs et le 27 avril, 5 autres sont évacués pour les mêmes raisons. Ces symptômes retardés sont attribués à la présence de phosgène dans la vague. Ces évacuations vont se poursuivent les jours suivants : 7 sapeurs le 29 avril, 4 le 1er mai, 9 le 2 mai, 5 le 3 mai, 3 le 6 mai, 2 le 9 mai.

29e DI : Il s'agit d'une attaque allemande précédée d'une émission de gaz. Elle a été particulièrement énergique sur les dunes, et aussi dirigée aussi sur les PA de l'Avenue et de l'Eclusette, sur le Mamelon vert et le Boterdijk. La durée de la première vague a été de 10 à 15 minutes sur le sous secteur de l'Yser, et de 20 minutes partout ailleurs. Partout, sauf à St Georges, elle a été suivie d'un intense bombardement d'artillerie (commencé à 5h00) a la suite duquel l'infanterie a débouché. A Mieuwendamme, une deuxième vague a suivie à 5h00 puis 5h30, sans aucune attaque d'infanterie. Dans les autres secteurs, nos 1er lignes renforcées au moment de l'alerte, ont toutes été évacuées au moment du tir d'artillerie, à 5h00. Dans tous les secteurs, des troupes d'assaut du Sturm Abteilung du Corps des Marines des Flandres ont débouchées par petits groupes, et ont tenté de prendre nos lignes ; ils y ont parfois pris pied mais ont été repoussés par la suite. Dans plusieurs secteurs, ils ont fait quelques prisonniers. Les troupes d'assaut allemandes laissent sur le terrain plusieurs morts, et parviennent à ramener les corps de nombre d'entre-eux dans leurs lignes. On compte approximativement au soir du 23 avril, 64 tués, 138 blessés, 15 disparus et 191 intoxiqués. Le nombre de ces derniers va sans cesse augmenter les jours suivants (Les chiffres de la 57e Brigade sont inconnus. La 58e Brigade (3e RI et 351e RI), 126 asphyxiés au soir du 23).

Le 28 mai, la Cie transporte 492 bouteilles de type léger dans les caves de Nieuport. Le 29 mai, transport des bouteilles en ligne (bouteilles à trait noir et à trait rouge). Le transport se poursuit les 29,30 et 31 mai. Douze bouteilles sont installées dans 133 postes, soit 1596 au total pour 64 tonnes de gaz. Le front total pour les deux Cies est de 2650m pour 264 abris d'émission, un tous les dix mètres ; une concentration très élevée de part la nature particulière du terrain. L'ouverture simultanée de six bouteilles sous un vent très favorable doit permettre d'obtenir des concentrations de toxiques très élevées. 

L'émission est réalisée le 31 mai 1917, de 22h30 à 23h30, sous un vent de 1,6 à 1,2m/s. A 22h30, ouverture des 6 bouteilles de chlore phosgène. Première réaction ennemie à 22h35. Les 6 autres bouteilles sont ouvertes à 23h10, sous un vent de 1,2 m/s. 

Les feux de mousqueterie débutent dans les dix premières minutes et s'éteignent tous pendant le reste de l'émission. A la fin de l'émission, seul les tirs d'artillerie lourde persistent. Pour la première fois, l'infanterie et l'artillerie (en dehors de l'artillerie lourde située à plusieurs kilomètres en arrière) sont complètement anhilées dès les premières minutes de l'opération. 

D'après le JMO de la 29e DI, les Cies Z déplorent 4 tués, 31 blessés et 43 intoxiqués ; la 29e DI, 18 intoxiqués.

Reconnaissances sur tout le front d'opération : 141e RI, 165e RI et 3e RI. Ces deux derniers restent bloqués dans leur tranchées par des tirs de mitrailleuses très nourris. Seul le groupe de reconnaissance du 141e RI sort des tranchées et revient 20 minutes après ; selon ses rapports, l'opération a donnée d'excellents résultats. Il ne trouve que des cadavres allemands, manifestement intoxiqués, dans un petit poste devant les lignes ennemies. Les archives du marine Korps (composé de deux divisions de Marine, trois Marine-Infanterie  Rgts, cinq Matrosen Rgts et deux Matrosen Artillerie Rgts) ont aujourd'hui disparues. Les historiques édités après guerre et  relativement peu précis des 3 Marine-Infanterie Rgts et du 2 Matrosen Rgt, font état de plusieurs dizaines de décès dans la période (près d'une quarantaine), alors que ces régiments ne semblent pas être en première ligne à ce moment, mais dans des positions de repos en arrière.

Le 1er juin, la Cie est alertée pour effectuer une deuxième émission avec le matériel type léger entreposé dans les caves de Nieuport. La Cie quitte le camps de Champermont à 20h00 en camion et gagne les caves de Nieuport. Les trois sections montent en ligne sur le même front que la veille et sont prêtent à opérer à 22h50. Mais l'émission est remise en raison de la mauvaise orientation du vent. Le 3 juin, la Cie est à nouveau alertée à 18h00, le vent semblant favorable.  Le 4 juin à 0h45 du matin et sous un vent favorable de 1,2 à 1,65 m/s, l'opération est déclenchée. La vague progresse dans d'excellentes conditions et aucun signe d'alerte n'est perçu chez l'ennemi avant 0h53, soit 8 minutes après le début de l'émission ; l'ennemi semble complètement surpris.  L'artillerie adverse réagit alors en étendant son tir sur le secteur de la Briquetterie et sur le saillant de Boterdijk, puis les mitrailleuses entrent en action.  A 0h48, au nord ouest du Mamelon vert, dans le Polder, on remarque des lueurs provenant de la combustion de feux de bois. Le tir d'artillerie s'étend alors sur ce secteur et atteint une extrême violence, en s'attachant à la destruction de la ligne L1. Le calme se rétablit dans le secteur après 1h45. 

Au début de l'émission, à 0h47, un Allemand sans masque se présente dans la tranchée française à l'ouest de la Maison du Cèdre. Il faisait partie d'une section de pionniers de corvée en première ligne. Surpris par notre émission, il s'est rendu rapidement plutôt que de revenir 300m en arrière où il avait laissé son masque. La reconnaissance prévue par le 141e RI part à l'heure comme convenu. Aveuglée par la fumée et la poussière et incommodée par les effluves de gaz, elle dévie de sa route et passe à côté de la brèche pratiqué dans le réseau. Elle se heurte à un réseau de fils intacts, qu'elle essai de cisailler. Elle se fait alors repérer et une mitrailleuse ennemie entre en action et tue un sergent dont le corps reste entre les lignes. Le groupe de reconnaissance du 3e RI ne peut sortir des tranchées en raison d'un tir de barrage de l'artillerie et des tirs des mitrailleuses, ainsi que d'une fusillade nourrie partant de la tranchée de Lombartzyde, fortement garnie. Le groupe du 165e RI avait reçu l'ordre de ne pas marcher, le gaz ne pouvant pas atteindre la grande dune comme il avait été convenu d'abord. Le lieutenant Babillotte demanda tout de même l'autorisation de tenter le coup de main, mais sa demande fut faite trop tard. Le pionnier allemand, qui travaillait sur son réseau et qui fut surpris par la vague, a été interrogé par le sapeur Biard, qui a pu recueillir de nombreuses informations. Malheureusement, intoxiqué par la nappe pendant quelques dizaines de secondes, il devait décéder dans la nuit.

La 29e DI déplore, suite à cette opération, 22 intoxiqués, 20 blessés et 5 tués ; le 31e Bataillon du Génie 3 tués et 8 blessés. 

La nuit du 5 au 6 juin, le vent étant nettement favorable aux Allemands, les hommes de la Cie montent en ligne pour la corvée de portage, munis de deux masques M2 et en armes. La corvée est sur le point de s'achever lorsque le 6 juin, à 0h35, tout le secteur sonne l'alerte ; l'émission de gaz allemande attendue est déclenchée. Un violent tir d'artillerie est ensuite déclenché et s'étend à tout le secteur, avec des obus de tous calibre et des obus lacrymogènes. Le calme ne revient qu'à 1h45. La Cie éprouve les pertes suivantes durant l'opération : 2 blessés et 15 intoxiqués. 

La première émission est déclenchée à 0h30 et touche plus particulièrement le Polder et tout le sous secteur de Nieuport ville. Une deuxième émission se produit à 1h15 et touche plus particulièrement Nieuport bains. Les pertes de la 29e DI sont les suivantes : 255 intoxiqués, 39 blessés et 19 tués. Le soir, un coup de main ennemi est tenté sur Boterdijk entre 21h00 et 21h30. Les hommes trouvent L1 vide et y subissent des pertes. Ils abandonnent le cadavre d'un des leurs, appartenant au 3e Marine-Infanterie Rgt. 

 

Le 13 juin, après avoir replié son matériel, la Cie part dans la région d Calais pour être mise au repos. Le 15 juin, elle part cantonner à Sangatte. Le 19, elle rejoint les cantonnements de Coulogne. 

Le 20 juin, la Cie 31/2 est citée à l'Ordre de l'armée pour le motif suivant : "Compagnie 31/2 du 31 Bataillon du Génie sous le commandement du capitaine Bertraud, du lieutenant Roby et des sous-lieutenants Rault et Ferraud, surprise par une émission de gaz suivie d'attaque au moment où elle exécutait des travaux d'installation en première ligne, a immédiatement et spontanément pris une part active à la défense des tranchées, a énergiquement contribué à rejeter les éléments ennemis qui y avaient pénétré et à fait preuve de la plus belle attitude sous un bombardement très violent. A par la suite participé avec beaucoup de dévouement à l'évacuation des blessés. "

Le 30 juin, les Cies 31/1 et 31/2 embarque à Coulogne et arrivent à Rozebrugge. 

Le 1er juillet, la Cie prend la dénomination de Cie 31/2 du 31e Bataillon du Génie.

Le 3 juillet, la Cie cantonne à la ferme Bernailly, au nord de Rousbrugge.

Le 10 juillet, un détachement de la Cie composé d'un officier, de 3 adjudants, 3 sergents, 3 caporaux et 4 sapeurs part en mission spéciale, défiler le 14 juillet devant le Président de la République. Le 16 juillet, la Cie embarque pour gagner la région de l'Aisne et arrive le 17 à la gare de Flavy le Martel.

 

Opération du 24 août 1917, secteur de Saint Quentin, avec la Cie 31/1 :

 

Le 21 juillet, début des reconnaissances en ligne dans le secteur de la 11e armée (21e DI et 61e DI), puis les travaux. Le portage des bouteilles débute dans la nuit du 17 août : 90 abris (sur 110 au total) pourvus de 6 BO et 1 BOC, soit 630 bouteilles (25 tonnes de gaz). Le 19 : 478 bouteilles. Le 20 : 420. Le 21  :565. l'ordre d'opération est fixé pour le 22, et toute la Cie s'active au montage des tubes d'émission des 2100 bouteilles (84 tonnes de gaz). Le 23 août, l'heure H est fixée à 22h30. Toute la Cie est prête à opérer à 22h07. Un contre ordre fixe la nouvelle heure à 0h00, puis 1h30. 

L'opération à lieu le 24 août à 1h30, sous un vent oscillant de 3m à 1,3m/s. L'ouverture des bouteilles est déclenchée par un tir d'artillerie, qui doit masquer le bruit d'ouverture des bouteilles. L'émission est transparente, les bouteilles libérant un mélange de chlore-phosgène. La vague progresse dans d'excellentes conditions ; la première fusée est tirée par l'ennemie à 1h45, semblant provenir de la tranchée des singes. Dans d'autres secteur, il faudra attendre 2h04 pour que l'ennemi réagisse. L'effet de surprise semble total, et les mesures de précaution ont du être prises bien tardivement . Le tir d'artillerie ennemi se déclenche dans le secteur de la 21e DI au moment du tir de la première fusée, à cadence lente et arrosent la partie comprise entre l'est du village de Gauchy et la voie ferrée. Cette action cesse à 2h30. Deux autres vagues se suivent et l'action cesse à 3h30.  

Au cours de la première vague un déserteur allemand du nom de Albert Bemhard appartenant au 420e RI, s'est présenté muni de son masque au poste n°26 et cueilli par le sapeur Heurtier. Un déserteur, fait prisonnier quelques jours plus tard, déclara que la vague n'eut qu'une action limitée en première ligne, mais qu'elle fit de gros ravages en arrière des lignes. 

Le 3 septembre, la Cie déménage est gagne le cantonnement de Vieux-Moulin dans l'Oise. Le 14 septembre commence l'instruction sur les projecteurs Livens. 

Opération par projecteur dans le secteur du Mont des Singes, à l'est de Vauxaillon , 23 octobre 1917 : 

Le 27 septembre, départ pour Crécy au Mont en trois étapes. Le 1er octobre, la Cie est à la disposition de la Cie 31/1 pour la préparation et l'exécution de l'opération. Le 6 octobre, un détachement de sapeurs est mis à la disposition de la 43e DI pour l'instruction des cadres en vue de la participation des sapeurs Z aux troupes d'assaut (nettoyage des creutes). Ce détachement est composé de : 1 officier, 1 adjudant, 5 sergents, 8 caporaux et 13 sapeurs pris dans les 1er et 2e section. Un deuxième détachement est mis à la disposition de la 13e DI, composé de : 1 officier, 2 sergents, 6 caporaux et 7 sapeurs, pris dans la 3e section. Les 1er et 2e sections affectées au groupement de chasseurs sont fractionnées en équipes et réparties ainsi : 1er section affectée au 31e BCP, dans le cas de résistance des creutes de la Malmaison, situées dans les objectifs du 31e BCP, à l'aide de bouteilles de type léger. La 2e section est scindée en deux groupes. Le groupe Arger est affecté au 1er BCP, le groupe Laboue au 2e bataillon du 158e RI. Ils ont pour objectif la réduction des carrières de Montparnasse (à l'aide de bouteilles type léger). La 3e section est affectée au 20e BCP et au 21e RI ; objectif : réduction des carrières de St Thomas, St Guilain et Vaudesson. Le 23 octobre, tous les détachements partent à l'assaut et suivent les vagues à 5h15. Le détachement Coulon arrive sur place, à la carrière de la Malmaison, à 9h30. Aucune cheminée n'est aperçue. L'entrée de la carrière est le seul orifice par lequel on peut tenter l'opération, mais le vent soufflant dans la mauvaise direction, l'opération est annulée. Les détachements Arger et Laboue n'ont pas eu à intervenir, les carrières Montparnasse n'ayant offert aucune résistance. Le détachement Roby, adjoint au 20e BCP, arrive à Vauraine à la carrière Thomas, entièrement écrasée par l'artillerie française. Le détachement Ollivry arrive avec le 21e RI aux carrières à Vaudesson, et constate leur destruction. Le 24 octobre, la Cie et ses groupes d'assaut sont ramenés en 2e ligne. Puis le 27 octobre, elle se rend à Ressous-le-Loug. Le 8 novembre, elle déménage à Vaux-Varennes, les sections cantonnant aux carrières de Cormicy et au Blanc-Bois.

Opération du 24 novembre 1917, secteur de Ville aux Bois, avec la Cie 31/3 et 31/4 :

Le 10 novembre, reconnaissance du secteur par le capitaine et les sous-officiers de la Cie. Le 13, tous les sapeurs et gradés disponibles sont mis à la disposition de la Cie 31/1. Le 14, transport de 400 bouteilles BC de la Ferme du Choléra aux abris d'attente, et 100 le 15. Le 16 novembre, la Cie est en cantonnement d'alerte et attend les ordres du chef de bataillon pour opérer. Le 20 novembre, transport des petites bouteilles des abris d'attente en 1er ligne. La Cie reste en ligne le 21 en attente de l'heure H, mais en raisons des conditions atmosphériques défavorables, l'opération est ajournée. Les bouteilles restent en ligne et la Cie redescend. 

Le 23 à 22h30, la Cie est alertée et monte en ligne. L'opération est déclenchée le 24 à 2h30 du matin, dans le secteur compris entre la Miette et l'Aisne. A la suite de la tentative du 21, la réaction de l'artillerie ennemie dans la tranchée de 1er ligne a été très violente et cette dernière a été comblée en partie. Les bouteilles de chlore-phosgène seront ouvertes par section, au fur et à mesure de leur déblaiement et lorsque la tuyauterie n'était pas trop endommagée. Un tuyau d'émission éclatant fut par ailleurs à l'origine de 9 intoxications chez les sapeurs de la Cie. Les jours suivants, la Cie s'active à la recherche des bouteilles manquantes, parfois ensevelies sous plus de 2 m de terre.

Le 29 novembre, la Cie cantonne dans le camp de Chéry-Chartreuse. Puis, le24 décembre, la Cie fait route sur Sergy. Le 31 décembre, la Cie embarque et fait mouvement par voie ferrée jusque Saint Hilaire au Temple, d'ou elle rejoint Suippes. Le 22 janvier, 6 sapeurs volontaires sont envoyés dans les lignes allemandes pour rechercher l'existence d'installation de gaz. Ils parcourent les 1er, 2e et 3e lignes allemandes sans rien trouver. Les prisonniers allemands ramenés lors de ce coup de main nient tous l'existence de travaux préparatoires à une attaque par vague. 

Opération du 20 février 1918, secteur du Mont sans Nom, Auberive, avec la 31/1 : 

Le 31 janvier, le lieutenant Jeanjean, remplaçant le commandant de la Cie partant en permission, procède à la reconnaissance d'emplacements pour projecteurs, en vue d'une éventuelle opération projetée. Le 9 février, la Cie part cantonner à Saint Hilaire le Grand et le 11, le portage du matériel en vue de l'opération par projecteur commence. Tout est prêt le 17 février, la Cie est en position d'alerte. L'opération est déclenchée le 20 février à 18h30 avec plein succès. 15 batteries chargées de 300 bombes ont pour objectif Bulow, Kommandeur, bois BC et 15 autres de 300 bombes sur Bavière, Solhand et le bois Rabot. Aucune fusée n'est envoyée des zones battues par les projecteur au moment de l'impact. Des cris violent sont perçus, puis des klaxons et des sirènes 4 minutes plus tard. Le 27 février, la Cie part cantonner dans le secteur de mourmelon-le-Grand.

 

Opération de Massiges, le 28 mars 1918 : 

Le 21 mars, départ de la Cie pour le 8e CA, à l'ouest de la Main de Massiges. Le 24 mars, reconnaissance du secteur et des abris à proximité du boyau 30bis. dans le ravin du Faux-Pouce. Le matériel spécial pour une opération par projecteur est acheminé jusqu'au point K puis transporté jusqu'aux abris d'attente. Le 26, execution des tranchées de batteries, mise en place des projectors et des charges dans le secteur de la 16e DI. La Cie est prête et en cantonnement d'alerte. 

L'opération à lieu le 28 mars à 19h30, sous un vent de 2,8 à 4m/s. 300 bombes sont lancées à 19h30 et les 100 autres restantes à 19h50 (retard du à une rupture des conducteurs électriques par un éclat de projectile). L'opération a pour cible les abris du Bois Chausson.

Le 1er avril 1918, le 1er Génie avec la Cie passe au 21e Génie.

Opération du 11 avril dans le secteur de Souain : 

Le 2 avril, la Cie cantonne à Suippes. Elle est mise à la disposition du 3e CA pour une opération par projecteur. Le 4, elle s'installe dans ses cantonnements à l'ouest de Souain. Les reconnaissances ont lieu le 5 avril et le lendemain les tranchées sont creusées et les tubes mis en place. 

L'opération est réalisé le 11 avril à 19h35, par un vent de vitesse quasiment nulle, sur les objectif de Rhénan (150 bombes) et de Lunebourg (300 bombes).

 

Opération du 5 mai 1918, secteur du Téton : 

Le 19 avril, la Cie gagne Mourmelon-Le-Grand et dès le lendemain, le capitaine procède aux reconnaissances. Les tubes sont mis en place le 21, l'installation est achevée le 24. 

Les conditions favorables se font attendre jusqu'au 5 mai, où l'opération est déclenchée à 20h30, sous un vent de 2,5m/s. 140 bombes sont lancées sur les abris situés aux abords de Moronvilliers et 280 sur les abris de West-Lager. Vers 20h45, l'ennemi envoie quelques obus asphyxiants sur la lisièrensur du bois 320. Aucune alarme n'est entendue. 

Le 13 mai, la Cie fait mouvement à La Veuve. Tout le personnel disponible est mis à la disposition de la Cie 31/1 pour la descente du matériel spécial, suite à l'opération dramatique du Mont sans Nom du 12 mai. Le 15 mai, la Cie fait mouvement vers Chalons-sur-Marne. Le 29 mai, elle cantonne à 1 km à l'est de la ferme d'Alger, au camp des excavatrices. Le 10 juin, à La Chapelle sur Chézy.

Opération au fort de la Pompelle, le 8 septembre 1918 :

Le 3 septembre, la Cie cantonne à Sillery, Taissy et au fort de la Pompelle pour opérer dans le secteur du 1er CAC. Une opération par projecteur a été réalisée par l'ennemi dans ce secteur le 30 août, à l'aide de projecteurs lisses de 18cm; faisant 17 intoxiqués (en comparaison, il exécute un tir d'obus chimiques le 3 septembre en préparation d'un coup de main, responsable de 47 intoxications). Deux rafales de 250 à 300 coups sont lancées à 1 minute d'intervalle à l'ouest du bois Marbot. Le 4 septembre, le transport du matériel commence pour l'exécution de l'opération projetée. Le 7 septembre, la Cie est alertée mais la direction du vent n'étant pas favorable, l'opération est annulée. L'opération a lieu le 8 septembre, de 0h15 à 2h30, sous un vent oscillant entre 2 et 3m/s. A l'heure H, malgré la vérification des circuits, de nombreux ratés se produisent au moment du lancement, qui s'effectue par petits paquets jusque 2h30, où il reste encore 140 bombes non parties. Les objectifs visés sont la zone d'abris de la tranchée ennemie de Laibach et la zone d'abris de la région du point 149 (nord-nord-est du Fort de la Pompelle). Vers 3 heures, tir de harcèlement par l'artillerie française sur les objectifs et leurs communications. La réaction allemande est faible ; quelques fusées vertes sont lancées des environs des objectifs ; tir de représailles sur les batteries de peu d'intensité et commençant vers 4 heures. Le 13 septembre, la Cie part cantonner au camp de Brécieux. Le 15, départ pour mourmelon-le-Grand. 

Le 18 septembre, reconnaissance d'emplacements de batteries de projectors pour une opération ultérieure, qui n'aura pas lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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