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Les vagues gazeuses dérivantes

 

"Ce fut là sans doute l'un des modes offensifs les plus extraordinaires de la guerre et paradoxalement l'un des plus mal connus".  Olivier Lepick, La Grande Guerre chimique, éditions PUF, 1998.

 

Les vagues gazeuses dérivantes étaient produits en laissant s’échapper de bouteilles d'acier, des gaz nocifs que le vent devait porter jusqu’aux lignes ennemies.

Il y eut entre 1915 et 1918 plus de 400 émissions par vague (301 pour l’Angleterre, plus de 50 pour la France, 50 pour l’Allemagne, 6 pour la Russie, 1 pour l’Autriche-Hongrie).

 

La première vague gazeuse est émise par l’Allemagne, le 22 avril 1915, dans le secteur d’Ypres (voir : La seconde bataille d'Ypres ).  

 

La vague est le mode d'attaque par gaz de combat consistant dans la production d'une nappe continue de gaz asphyxiants lourds se propageant sur les lignes ennemies sur un front donné pendant un temps plus ou moins long.

 

Le véhicule de la vague est le vent qui entraîne les gaz produits par des appareils placés dans les tranchées de première ligne, au fur et à mesure de leur dégagement continu, les faisant rouler sur le sol et formant sur les lignes ennemies un rideau continu de gaz lourd dont la profondeur peut dépasser 10 kilomètres. 

Par suite de leur lourdeur, les gaz de la vague collent au sol, coulent dans toutes les cavités naturelles et artificielles où ils s'accumulent.

 

 

 

 

A condition que de nombreuses conditions favorables soient réunies, les vagues ont pu, en certaines occasions, se montrer efficaces pour infliger des pertes à l'adversaire. La première utilisation des vagues gazeuses devait permettre la percée tant attendue ; ce fut un échec.

Après quelques tâtonnements et l'effet de surprise passé, elles devinrent un moyen de réduire la combativité de l'ennemi : pertes humaines, intoxications nombreuses, usure psychologique et physique de l'adversaire. Rapidement, les armées ont du mettre en place une discipline stricte de protection collective, un système de guet et d'alerte sur l'ensemble du front. Cette discipline devient omniprésente dès janvier 1916 et ne cesse de s'accroître jusqu'à la fin des hostilités. Elle pèse en permanence sur l'ensemble des combattants, des premières lignes jusqu'à une dizaine de kilomètres derrière le front. C'est là qu'il faut chercher l'efficacité des vagues (dans une certaine mesure, les projectors renforceront cette insécurité à proximité des lignes, mais pas autant en arrière de la ligne de feu que les vagues).

Les contraintes météorologiques, les difficultés logistiques et l’énorme travail préalable à la réalisation d’une vague, puis l’apparition et le développement d’autres techniques de dissémination plus « efficaces », firent diminuer le nombre d’émission par vague, à partir de 1918.

 

 

 

Plan :

Les vagues allemandes sur le front de l’Ouest. 

Les vagues françaises.  

 

et l'historique de chacune des opérations des compagnies Z  

Les études menées par les services chimiques français sur les vagues gazeuses

 

La technique utilisée pour les vagues gazeuses dérivantes.

 

 

Essais d'ouverture de cylindres pour la création d'une vague gazeuse dérivante par des pionniers allemands. Les hommes manoeuvrant les robinets d'ouverture des bouteilles sont équipés d'appareil Draeger. Cette photo est souvent présentée comme étant un essai réalisé sur le centre d'essai de Wahn, le 10 février 1915. Cela est peu probable ; le gaz s'échappant ici étant particulièrement opaque et donc chargé d'une substance fumigène, ce qui n'était pas pratiqué lors des premières opérations chimiques allemandes du début de l'année 1915. Le chlore gazeux seul s'échappant des cylindres est transparent ; il le reste par temps sec mais devient légèrement opaque et vert par temps humide. Par adjonction d'une substance fumigène, la vague devient totalement opaque comme ici, plongeant les combattants pris dans son sillage dans une semi-obscurité. 

   

 

 

 

 

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