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L'industrie Chimique Française et la grande Guerre

 

« Répondre aux nécessités urgentes de favoriser le développement de l’industrie nationale peut très bien se concilier dans la question du chlore. La grande industrie chimique des matières organiques est à peine existante en France. La fabrication du chlore est donc liée à la question industrielle très vaste et du plus grand intérêt pour l’avenir économique du pays ». Ernest Cuvelette, chargé du programme industriel  à la tête du Matériel Chimique de Guerre.

 

Erreurs stratégiques

 

La chimie en temps de Guerre était gérée par le Service des Poudres et Salpêtres, dépendant du Ministère des Armées. L'attribution de ce service fut évidemment la fabrication des poudres de guerre et de chasse (ceci dans une dizaine de d'établissements répartis sur le territoire national). Cet organisme était également en charge des études et essais des substances explosives.

Le plan de mobilisation de 1914 ne prévoyait pas de production régulière d'explosifs en cas de guerre ; l'Etat-major avait privilégié une guerre courte menée par une infanterie nombreuse et le Service de l'Artillerie avait constitué des stocks jugés amplement suffisants pour tout le conflit à venir. 

A peine un mois après l'éclatement du conflit, les stocks d'explosifs étaient épuisés et la production rendue vulnérable par la prise, par les armées allemandes, d'usines localisées dans le Nord du pays et par l'absence de filière alternative. La mélinite, explosif réglementaire, nécessitait pour sa production du benzène, dont l'essentiel était importé d'Allemagne avant guerre. Le principal fournisseur pouvant suppléer à cette impossibilité d'importer était la Société des Mines de Lens, tombée elle aussi aux mains de l'ennemi. L'approvisionnement en acide sulfurique, nécessaire à la fabrication d'explosifs, était également insuffisant. L'industrie chimique française privée n'était pas suffisamment importante pour suffire aux besoins urgents des armées et cette carences se révélait être une erreur stratégique aux conséquences fâcheuses. 

 

Intérêts d'Etat, intérêts militaires et stratégiques, intérêts industriels, intérêts financier et intérêts politique.

 

L'Etat français avait pourtant pensé à structurer les rapports entre les industries chimiques civiles, les consommateurs et l'État

En effet, l'Office des Produits Chimiques et Pharmaceutique, relevant du Ministère du Commerce, fut créé par décret le 5 août 1914. Il avait pour objet d'assurer les approvisionnements et leur répartition, et de coordonner la fabrication des produits chimiques. Mais aussi de contribuer à développer en France une production plus intense de ces mêmes produits et d'encourager la fabrication des produits nouveaux qui pouvaient devenir utiles

Monsieur Béhal, professeur à L’Ecole supérieure de Pharmacie de Paris fut nommé directeur de l'OPCP. En janvier 1915, un comité de direction fut nommé, constitué de députés, de chimistes et de professeurs éminents. A la fin du mois de février, plusieurs personnalités rejoignaient le comité de direction de l’O.P.C.P. ; par la suite, toutes jouèrent un rôle important dans les recherches qui concernaient les gaz de combat. La première fut le professeur Albin Haller, éminent pharmacien dirigeant le Service des poudres. Puis Léon Guignard, directeur honoraire de l’Ecole supérieure de pharmacie de Paris, Roux, directeur des services scientifiques et sanitaires et de la répression des fraudes au Ministère de l’Agriculture et enfin monsieur Weiss, conseiller d’état, directeur des mines au ministère des Travaux Publics.

Rapidement, l'objectif de cette nouvelle administration, soutenue par la volonté de l'État et de son Ministre du Commerce Etienne Clémentel, appuyé par Albert Thomas, Ministre de l'Armement, devint de disposer d'une industrie chimique puissante, dans le secteur des colorants et de la chimie organique. Ces deux secteurs apparaissaient maintenant comme particulièrement stratégique, voire même vitaux pour les industries civiles et pour la Défense National.

Dès décembre 1915, Blazeix, chef des services techniques du Ministère du Commerce, proposa de grouper en une société puissante la fabrication de matières colorantes, afin d'installer après la Guerre d'importantes usines de matières premières et de produits intermédiaires. En juin 1916 fut désigné une Commission des Matières Colorantes, comprenant Béhal, Blazeix, Ernest Clementel (Ministre du commerce et de l'industrie, considéré comme un des pères de la technocratie et de l'intervention de l'État dans l'économie), Mauclère (directeur général des fabrications de poudres et explosifs), Ernest Cuvelette de la Section industrielle du Matériel Chimique de Guerre (de juin 1915 à décembre 1916, il dirigea la section technique et industrielle du matériel chimique de guerre; de décembre 1916 à octobre 1918, le service des produits métallurgiques au ministère de l'Armement), et plusieurs industriels.

Puis, en novembre 1916 fut créé le Syndicat National des Matières colorantes (SNMC), qui devint enfin la Compagnie Nationale des Matières Colorantes en janvier 1917. A sa tête, et ce n'est évidement pas un hasard, fut nommé Patart, qui dirigeait également le Service des Poudres (. Il fallait éviter toute concurrence entre la production d'explosifs pour l'armée et la chimique organique, qui utilisaient toutes deux comme principale matière première les gaz qui se dégageaient lors de la fabrication du coke : le benzol. Toute cette industrie stratégique bénéficiait maintenant du soutien total de l'État. Elle n'avait qu'un seul but : profiter de l'opportunité de la Guerre et du besoin de produits chimiques des Armées pour construire une nouvelle et bientôt puissante industrie chimique. 

L'État imposa un certains nombre de contraintes à la CNMC. En premier lieu, la livraison des produits chimiques à prix raisonnable. Le Ministre de la Guerre ou le Ministre du Commerce lui imposait de fabriquer tous produits explosifs, chimiques ou de colorants jugées nécessaires et de conserver un certain stock de ces produits. Des impératifs de recherche dans des laboratoires de la compagnie furent également définis, avec des chimistes recrutés par voie de concours, le jury étant désigné par l'État. En échange, la compagnie se verra remettre après la cessation des hostilités, la poudrerie d'Oissel et les établissement et usines installés pendant le conflit par le Service des Poudres.

En 1924, la CNMC fusionna avec une société importante de l'industrie chimique, les établissements Kuhlmann. Le directeur Technique des produits organiques était alors un certains Louis Frossard, qui avait réalisé la production industrielle de l'Yperite au début de 1918, alors qu'il faisait partie du cabinet de Louis Loucheur, Ministre de l'Armement et des Fabrications de Guerre. Louis Loucheur était par ailleurs un industriel puissant, qui avait créé la première société française produisant du chlore liquide, La Société du Chlore liquide à Pont-de-Claix du groupe Girolou. Après l'Armistice de 1918, Louis Frossard fit parti de la Commission de Contrôle des Usines Chimiques allemandes, dont le rôle officieux fut de pratiquer de l'espionnage industriel pour copier les procédés de synthèse de la chimie allemande.

Louis Frossard avait un frère, de neuf années son aîné, Joseph, éminent chimiste également, et directeur adjoint du Matériel Chimique de Guerre depuis janvier 1918. C'est également Joseph Frossard qui avait pris la place de directeur général de la CNMC en 1919.

 

Un programme industriel ambitieux qui devint un but de guerre affiché.

 

Le 1er juillet 1915, le capitaine Ernest Cuvelette fut nommé à la tête de la Section Technique et Industrielle de la Direction du Matériel chimique de Guerre. Il fut chargé de la réalisation d'un programme de développement industriel sans précédant, soutenu et financé en partie par l'État.

Le programme de réalisation industrielle passait donc par l'incitation des industries privées à l'aménagement de leurs installations, qui fut faite souvent avec une subvention du gouvernement et par l'exploitation de certaines usines en régie. Avec l'aide appuyée de certains milieux gouvernementaux (comme le Ministère du Commerce, mais surtout le Ministère de l'Armement et le cabinet de Louis Loucheur à partir de la fin de 1916 et le Service des poudres) et sous la pression de certains industriels, la chimie devint un des buts de guerre de la France.

On notera la concordance des intérêts partagés entre la Compagnie Nationale des Matières Colorantes et les pouvoirs publics ainsi que leur influence dans les milieux militaires. Et ce n'est pas un hasard si nombre des personnalités qui ont participés à la réalisation de ce programme se retrouveront à la tête de la direction générale de la Compagnie Nationale des Matières Colorantes après guerre, tel que Ernest Cuvelette, Joseph et Louis Frossard, Raymond Berr (dépendant du Ministère de l'Armement de Loucheur) et Jacques Kap-Herr, plusieurs anciens polytechniciens de l'IEEC, des anciens ingénieurs des Services des poudres...

 

Réalisation industrielle.

 

La grande majorité des produits dont l'emploi fut envisagé étaient des produits chimiques halogénés, dérivés du chlore ou du brome. Or, la France ne produisait ni chlore liquide, ni brome liquide et la déclaration de guerre avait arrêté les seules ressources dont elle disposait, les importations en provenance d'Allemagne. Les efforts furent donc centrés sur ces deux problèmes.

Voir : utilisation du chlore dans les vagues gazeuses dérivantes.

Le chlore

En 1915, la France ne produisait pas de chlore liquide ou très peu. D'autre part, ce produit était nécessaire à d'autres applications, comme la fabrication du chloroforme nécessaire au Service de Santé.

Seules trois usines semblaient être capable d'assumer une petite production. L'usine de Marseille l'Estaque, propriété de la compagnie Pennaroya, l'usine de la Motte-Breuil dans l'Oise et l'usine Volta à Moutier. Seulement, l'usine de la Motte-Breuil était une usine de propriété allemande placée sous séquestre et réquisitionnée par le Service des Poudres. L'usine de la Volta était en cours de rénovation. 

 

Usine de l'Estaque, société Pennaroya

 

 

L'usine de la Motte-Breuil était une usine allemande, appartenant à la société Hoechst.
Ci-dessus : vue des bac à électrolyse servant à la fabrication du chlore. Le chlore gazeux était ensuite liquéfié.

 

 

Dans les premiers mois du programme, on du se satisfaire d'un marché passé avec les États Unis par le Service des Poudres. Le contrat conclu avec Dupont de Nemours portait alors sur 1000 tonnes de chlore, dont 500 devaient être versées au Génie. Au mois de juillet 1915, seulement 25 tonnes avaient été livrées. La quatrième direction du Ministère, et ce jusqu'à la formation du Sous Secrétariat d'État des Munitions, du se contenter comme organe de production de la Section Technique du Génie ; en somme rien ne devait avancer jusqu'à l'été 1915.

La création de la Direction du Matériel Chimique de Guerre permit de porter l'effort consentit à hauteur du projet pour créer en France une véritable industrie chimique. Les disponibilités en chlore d'importation étaient bien inférieure aux besoins du programme chimique ; un projet planifiant la création des usines nécessaires fut établi en concertation avec le Ministère et les industriels dès le 10 juillet 1915, engageant l'Etat à hauteur de 25 Millions de Francs.

Les premières fabrications de chlore liquide débutèrent sur le territoire français dès le 20 septembre 1915, avec la production, certes modeste, de 50 kg. Dès octobre, elle devait atteindre 5 tonnes par jour (ajoutée à l'importation de 25 tonnes/jour du programme Dupont de Nemours pendant ce mois), puis 30 tonnes par jour au courant de l'année 1916, jusque 50 tonnes en 1917. Tout fut consenti pour inciter de nombreux industriels privés à la construction d'usines de chlore. La rénovation de l'industrie chimique française était maintenant lancée, en pensant déjà à l'après-guerre et à la reconquête industrielle et commerciale.

 

Sept usines électrochimiques, presque toutes hydroélectriques furent montées.

Le groupe industriel de Alexandre Giros et Louis Loucheur (futur sous-secrétaire d’État à l’Artillerie et aux Munitions, aux côtés du ministre de l'Armement et des Fabrications de guerre, Albert Thomas, dans le gouvernement Briand), Girolou, spécialisé dans les constructions en béton armé, entreprit le premier la construction d'une usine à Pont-de-Claix près de Grenoble. Cette usine, la Société Le Chlore Liquide, produira dès mars 1916.

L'usine de la Société d'électro-chimie à Plombières-Saint-Marcel (Savoie), mise en route en avril 1916.

L'usine de la Compagnie des Produits Chimiques d'Alais et de la Camargue, à Saint Auban (Basses-Alpes), mise en route en août 1916.

L'usine des Etablissements Chiris et Jeancard, à Baus-Roux (Alpes Maritimes), mise en route en novembre 1916.

L'usine de la Société Chimique des Usines du Rhône, à Roussillon (Isère), mise en route à la fin de novembre 1916.

L'usine de la Société des Produits Chimiques et Colorants Français, à Jarrie-Vizille (Isère) mise en marche en décembre 1916.

L'usine de la Société des Forces Motrices de la Garonne, à Moncioux (Haute-Garonne), ouverte en mars 1917.

En avril 1918, le Service des Poudres passa aux usines services chimiques les usines qui lui fabriquait du chlore.

L'ancienne usine de la Société d'électro-chimie à Plombières-Saint-Marcel (Savoie).

L'usine Meillassoux à Beaucaire (Vaucluse).

L'usine de la Société l'Air liquide, à Montereau.

L'usine de la Société des Produits Chimiques à Paimboeuf (Loire inférieure).

 

Ces usines produiront durant le conflit 23 900 tonnes de chlore dont 12 500 tonnes de chlore liquide.

 

La Société Le Chlore Liquide, usine montée par la société de Louis Loucheur, était une usine aux installations modestes en comparaison aux sites industriels allemands, mais particulièrement modernes.

 

Le brome

Avant 1914, le brome était exclusivement importé d'Allemagne. Dès le départ, les recherches furent orientées vers l'utilisation des eaux-mères des salines terrestres, des cendres de varech et des marais salants. Après quelques essais, seules les eaux-mères des marais salants se prêtaient à une exploitation industrielle.

En France, peu de salins justifiaient une exploitation, mais on découvrit en Tunisie des ressources considérables. Une usine fut construite à Zarkis, la Sebka-el-Mélah, à 600 km au sud de Tunis, et commença à produire dès avril 1916. 

Une deuxième usine fut ensuite construite à Mégrine, à 7km au sud de Tunis, exploitant les eau du lac de Tunis. La présence de cette usine resta confidentielle. Elle put entrer en service en juin 1917, doublant la production de brome.

250 tonnes de brome furent ainsi extraites jusque juin 1917, puis 825 tonnes de juin 1917 jusque fin décembre 1918 avec les deux usines, soit au total 1075 tonnes de brome (856 tonnes est le chiffre habituellement cité).

 

Ci-dessous : vues de l'usine de brome de Mégrine

 

La fabrication des autres agressifs de combat.

 

L'essentiel des gaz de combat fut fabriqué dans des usines privées, avec de nombreuses subventions de l'État. Quelques usines furent exploitées en régie sous le contrôle de la section Technique et Industrielle. 

La production industrielle des composés proposés par l'Inspection des Etudes et Expériences Chimiques, était guidée par les chimistes de l'IEEC. Les méthodes de synthèse étaient parfois même intégralement mises sur pied par ses laboratoires et l'organisation entièrement déléguée à la Section Technique et Industrielle. De nombreuses directives étaient données aux industriels pour rentabiliser et améliorer la production. Le professeur Delépine fut chargé du contrôle des fabrications.

 

Le phosgène

Deux procédés furent employés pour sa fabrication.

La réaction de l'oléum sur le tétrachlorure de carbone ; fabrication étudiée par Grignard qui y apporta divers perfectionnements. Elle fut abandonnée dès le début de 1917, après la production de 430 tonnes.

Le second utilisait la réaction directe du chlore et de l'oxyde de carbone en présence d'un catalyseur. Quatre procédés furent utilisés. Les usines de Monsieur de Laire qui utilisait un brevet étranger ; la société de l'Air liquide utilisait un procédé d'après une méthode de Simon ; par Monsieur Darrasse dont le procédé fut ensuite exploité par les établissements Poulenc ; par la société de l'Accumulateur alcalin à Romainville. 15 800 tonnes furent synthétisées selon ces procédés.

 

La Vincennite

4 160 tonnes furent synthétisées par deux procédés.

 

L'Acroléine

Elle était préparée par la déshydratation de la glycérine au moyen de bisulfate de potasse. 183 tonnes furent produites.

 

La chloropicrine, dont 163 tonnes furent produites.

 

La bromacétone : 481 tonnes

 

Le sulfure d'Ethyle dichloré ou Ypérite

Les études furent conduites dans les laboratoires de l'IEEC et ensuite au laboratoire de la Société Chimique des Usines du Rhone. Il y eut de nombreux blessés lors de ces études, réalisées essentiellement au laboratoire du professeur Moureu et dans celui de Bertrand. A la fin de 1917, Job et Bertrand orientèrent leurs recherches vers une méthode de synthèse inédite qui s’avéra être la bonne. Le procédé était trente fois plus rapide que celui utilisé par l’Allemagne.

Le développement de la fabrication put être réalisé grâce au laboratoire de recherche de la Société chimique des Usines du Rhône, qui arriva le premier à la solution du problème industriel. Il mit au point un procédé permettant la fixation continue de l'éthylène sur le bichlorure de soufre au sein du tétrachlorure de carbone. L’organisation de la production fut alors confiée au lieutenant Frossard du Cabinet du Ministre de l’armement et au lieutenant Kap-Herr de la Section technique et industrielle.

La priorité absolue fut donné à la réalisation industrielle de ce toxique, notamment par l'impulsion personnelle du Ministre de l'Armement et des Fabrications de Guerre, monsieur Louis Loucheur. Impulsion non désintéressée, loin s'en faut, puisque la production devait être assurée par l'une de ses firmes à Pont-de-Claix, l'usine de la Société du Chlore liquide. Elle fut d'ailleurs l'une des premières à en commencer la production dès mars 1918.

Ainsi, 1509 tonnes d’ypérite furent produites, de mars 1918 jusqu’à l’Armistice. La production fut d'ailleurs bien supérieure aux besoins et la consommation de l'artillerie française. 

Le procédé fut également monté à la poudrerie d’Angoulême qui produisit 77 tonnes jusqu’à l’Armistice. Un second procédé, au protochlorure de soufre fut monté dans deux usines ; à la Société de Chlore liquide à Pont-de-Claix et à l’usine de la Société de Savonnerie et de Stéarinerie de Lyon. Au total, 1968 tonnes du produit furent synthétisées et une partie put être cédée aux armées anglaises et américaines, tant la production était importante.

 

 

 

 

 

 

 

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