LTN et TNH
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En haut : masque TNH Masque LTN avec ajout de la sangle médiane antéro-postérieure.

Voir : La transformation des tampons TN en masques TNH et LTN.

Les masques TNH et LTN ne sont rien d'autre que des masques TN transformés en appareil complet, après l'apparition du masque M2.

Il s'agissait alors d'éviter aux 6,8 millions de masques TN distribués en janvier 1916, de passer au rebut après l'adoption du masque M2.

Le masque TNH est adopté le 3 avril 1916 et 510 000 seront produits. Il est livré aux armées dès le 20 avril 1916, presque deux mois après le M2.

Pour permettre une mise en place plus facile, on modifia le système d'attache en le simplifiant. Ce nouveau masque est expérimenté aux armées à partir de la fin du mois de juin 1916. Il ne donna pas pleinement satisfaction, aussi on ajouta une sangle médiane antéro-postèrieure et on baptisa l'appareil LTN ; 100 000 exemplaires de ces derniers seront produits.

La transformation du tampon TN en LTN et TNH

Ci-dessus et ci-contre : masque TNH

 

Au mois de janvier 1916, en attendant l’arrivé des premiers M2, il parut intéressant de transformer les tampons TN en appareils complets. Cette solution permettrait de rendre plus performante l’énorme quantité de masques TN distribués depuis peu de temps, et éviterait de la mettre au rebut. Le 24 janvier 1916, la maison Hutchinson propose à la Commission différents types de maques de sa conception. L’appareil n°4 est constitué par la réunion du Tn et des lunettes en caoutchouc. L’étanchéité est obtenue en cousant des bandes de molleton le long des lunettes. Par la suite, un autre prototype, du pharmacien aide-major Rodier fut remis à la Commission, qui le jugea aussi intéressant que le précédent. Sur ce dernier, l’étanchéité, au niveau des lunettes, est obtenue par une pièce d’étoffe caoutchoutée et molletonnée qui prolonge en arrière les lunettes avec la partie correspondante du masque. Le Matériel chimique de guerre fait donc réaliser le type Rodier par l’établissement Dehesdin qui remet son prototype à Lebeau, en vue de le soumettre à l’approbation de la Section de protection. Le professeur fait divers essais sur le modèle, vis à vis duc chlore et du phosgène, où il se montre d’une étanchéité parfaite. Le 3 avril, la Commission adopte le masque baptisé TNH. Les premiers appareils sont livrés aux armées à compter du 20 avril 1916, presque deux mois après les masques M2.

Comparé au tampon TN, le masque TNH présente l’intérêt d’une mise en place plus rapide. Bien sûr, beaucoup moins que le M2, mais il a aussi l’avantage de séparer les voies respiratoires de la cavité créée par des lunettes, devant les yeux. Ainsi, la vapeur d’eau engendrée par la respiration ne se condense pas sur les viseurs et ceux-ci se couvrent beaucoup moins facilement de buée. Cet avantage sera mis à profit dans l’artillerie où les hommes avaient besoin de conserver une bonne acuité visuelle. Les artilleurs seront d’ailleurs préférentiellement dotés de TNH et de tampon TN, car la séparation entre les voies respiratoires et les lunettes offrait une sécurité supplémentaire. En effet, la surpression engendrée par le départ du coup de la pièce arrive parfois à déplacer les viseurs de leur logement et le masque perd son étanchéité.

Pour ces raisons, le 15 août 1916, la Commission décide que tous les tampons TN neufs des armées seront renvoyés à l’E.C.M.C.G.[1] pour y être transformés en TNH. Ainsi, environ 510 000 TNH seront produits. La production cessera vers l’automne 1916 quand le nombre de masques M2 sera suffisant.

Quelque temps après l’arrivée du TNH, on essaie de modifier le système d’attache en le simplifiant, pour permettre une mise en place encore plus simple et plus rapide. Le nouveau masque s’appel LTN et sera expérimenté aux armées à la fin du mois de juin 1916. Mais il ne donna pas la même satisfaction que le TNH. Le 15 août 1916, Leclercq[2], du centre Médico-légal de Chalons, signale un inconvénient du nouvel appareil. Il ne tient pas en place sur le visage et glisse. Il propose alors d’ajouter au LTN une attache médiane antéro-postérieure, fixée à l’angle de la mâchoire et passant derrière la nuque. La modification sera réalisée sur les LTN existants, mais la production de ce masque sera stoppée après fabrication de 100 000 exemplaires. Le 21 juillet 1916, la Commission laisse à l’initiative de l’E.C.M.C.G. la décision de produire un nouveau masque réunissant le tampon TN et les lunettes, suivant un modèle proposé par Monsieur Tambuté. Celui-ci cherchait à modifier sont tampon depuis décembre 1915 pour en faire un appareil complet et avait régulièrement proposé ses prototypes à la Commission. Le nouveau Tambuté ressemblait à s’y méprendre au M2. Vraisemblablement, après production de plusieurs milliers d’exemplaires, on jugea sa fabrication trop coûteuse et il fut abandonné[3]. Le 29 juin 1916, on expérimenta aussi le masque proposé par les établissements Boussac ; il semblait être un excellent compromis entre tous les différents masques réunissant tampon TN et lunettes, mais la production de masques M2 devenant suffisante, le projet ne se concrétisa pas et cela mit fin aux recherches de modification des tampons TN.


[1] Etablissement Central du Matériel Chimique de Guerre

[2] Medecin Inspecteur du centre Médico-légal de Chalons ; chargé des enquêtes au front.

[3] Nous ignorons si cet appareil fut distribué.

 

 

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